L’Association
Hylia est une association loi 1901 d’intérêt général,
dédiée à la valorisation de l’art et de l’artisanat. Elle naquit de l’idée que certains
gestes portent une richesse que notre modèle ne cherche pas à préserver.


Le Projet
L’association Hylia soutient une expédition de reportage :
dix-huit mois autour du monde, dans des ateliers en danger. La rencontre avec
ces artisans est le point central, et les modes de transport et d’hébergement chercheront toujours à être les plus simples et les plus proches des habitants.
L’itinéraire
Afficher la carte interactive en plein écran et naviguer avec les flèches du clavier, ou déplacer la carte manuellement.
De l’Europe du Sud au Proche-Orient, longer la Corne de l’Afrique, puis rejoindre les steppes d’Asie centrale par l’Inde. Du Japon au pays du Sourire, toucher l’Océanie, et traverser l’immense Pacifique jusqu’aux terres de Feu. Remonter ensuite les deux Amériques, avant de rejoindre l’Afrique du Nord par les vents de l’Atlantique. Et rentrer à la maison.
Nous avons choisi ces pays sur plusieurs critères. D’abord, parce qu’ils possèdent une forme d’artisanat particulière et traditionnelle, avec une technique qu’il nous semble important de valoriser. Ensuite parce qu’ils sont des étapes cohérentes sur un parcours autour du monde, et enfin évidemment parce que ces pays nous attirent personnellement ! Cet itinéraire n’est pas figé, et sera amené à évoluer selon les contraintes de la route.
Oui, le projet se structure autour de plusieurs thèmes qui assurent la cohérence globale du parcours. Il y a évidemment un liant géographique, puisque nous essayons de relier les continents de manière logique. L’artisanat reste la thématique principale de cette mission, et chaque étape se construira autour de l’un de ces métiers.
Afin de conserver l’esprit simple et authentique de l’aventure, nous choisirons autant que possible des moyens de transports sains et respectueux. Ainsi, nous traverserons les océans à la voile ou en cargo de marchandises, et feront usage des réseaux de trains et de bus sur les continents, et même à cheval ou en moto si possible ! Nous n’excluons cependant pas un ou deux vols maximum en cas de trop grande complexité logistique.
Le stop est la solution universelle dans les territoires ruraux, nous en abuserons donc largement ! Et sinon, tout autre moyen de transport local sera mis à profit.
Si nous prévoyons quelques étapes clés, nous souhaitons aussi laisser une grande place à la rencontre. Vivre chez l’habitant en échange de services, trouver des communautés religieuses, ou simplement camper ; l’objectif est d’éviter le voyage de consommation trop déconnecté de la vie des habitants.
Afin de réussir une véritable immersion, il nous semble indispensable de passer du temps là où nous privilégions de nous arrêter. En fonction des contextes que nous rencontrons, l’idée est de pouvoir rester sur place entre 3 et 6 semaines avant de poursuivre notre route.
C’est en effet un risque important que de tomber dans un regard consommateur du monde, mais la simplicité de notre itinérance nous prédispose déjà à une immersion plus profonde dans les pays qui nous accueillerons. Et rencontrer ces artisans nous permettra de faire partie de ces endroits, sans en être simplement un œil extérieur !
Etant donné que nous ne souhaitons pas nous exposer de manière inutile et irresponsable aux dangers qu’impliquent un tour du monde, nous nous réservons la liberté de modifier les parcours, hébergements, transports, en cours de route. Qu’ils soient de nature politiques, climatiques, ou relatifs aux personnes rencontrées, nous tâcherons toujours d’avoir un jugement éclairé sur les situations.
La réalisation de ce projet est indissociable d’une conception responsable du voyage, et notre choix de privilégier des mobilités douces en est une résonnance claire. Prendre le temps du rythme humain, transmettre autant que possible ce que nous recevons, ou préférer l’hébergement chez l’habitant s’inscrivent également dans cette démarche écologique, qui dépasse le plan environnemental.
Si nous ne sommes pas artisans de métier, ce n’est pas la passion qui fait défaut ! Au carrefour de plusieurs artisanats, nous souhaitons maintenant stimuler des interactions dans cet univers, et valoriser ces métiers auprès du grand public. C’est armés de cette volonté et de nos compétences en photographie et écriture que nous venons remettre sur le devant de la scène culturelle les métiers du geste.